16.05.2008

Aqueduc de Barbegal

Si l’aqueduc des Costières alimentait la partie de la ville d’Arles située sur la rive droite du Rhône, un autre aqueduc se chargeait d’alimentait le centre ville situé sur la rive gauche.
C’est l’aqueduc dit de Barbegal dont le plus beau tronçon se trouve à quelques kilomètres seulement au nord d’Arles.

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C’est un magnifique tronçon qui s’élance sur plusieurs centaines de mètres. Il est à la fois impressionnant et très original car ce sont ici non pas un mais deux aqueducs romains qui cheminaient parallèlement sur de belles arches.

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Mais, alors l’un des deux poursuivait sa route jusqu’à Arles, l’autre fendait la roche, si l’on peut dire, à l’extrémité de la colline, puis redescendait sur l’autre versant pour alimenter une meunerie composait de 16 moulins, que l’on peut également voir en contre bas.
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15.05.2008

Aqueduc de Bellegarde

Il existe dans la région un autre aqueduc romain moins connu évidemment, mais non moins digne d’intérêt. Situé au sud de Nîmes, il ralliait Trinquetaille, à l’entrée d’Arles.

On l’appelle l’aqueduc des Costières ou l’aqueduc de Bellegarde car c’est sur la commune de Bellegarde qu’on peut admirer les plus beaux morceaux encore visibles.
En 2007, on a découvert au nord ouest de la ville au lieu dit Valescure un grand bassin dont la fonction exacte n’a pas encore été définie.

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A quelques centaines de mètres plus à l’est, on peut aussi voir une longue série de bases de piliers des arches qui supportaient ici la canalisation de cet aqueduc.

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Dans la ville de Bellegarde se trouve un musée de l’eau qui enferme une belle portion de l’aqueduc.

14.05.2008

St-Maximin1

Un nouveau tronçon de cet aqueduc a été mis au jour, il y a quelques temps. Il ne figure donc pas sur mon site, aussi, je vais en dire un mot ici.

Il se trouve dans la commune de St-Maximin, à deux kilomètres en amont de Bornègre, dont je parlais hier.

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Il est très facile à voir car il se trouve juste derrière le « caveau de l’aqueduc », situé à 100 m sur la gauche, de l’axe routier Uzès Remoulins.

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L’aqueduc, enterré a été dégagé sur une quinzaine de mètres. Il n’y a bien sur que la canalisation, comme neuve et sans aucune trace de dépôt de calcaire.

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Le principal intérêt de cette découverte est de permettre de préciser l’itinéraire de l’aqueduc à cet endroit là où sont parcours n’était que supposé.

Evidemment, si vous voulez en profiter pour boire un coup, le caveau est ouvert sept jours sur sept…

13.05.2008

Pont de Bornègre1

Il y a quelques jours, je suis repassé voir le tronçon de Bornègre, petit coin toujours agréable, et j'ai eu une bonne surprise. En effet, la dernière fois que j'y suis allé, c'était il y a quelques années, le pont était presque noyé dans la végétation. On ne le voyait plus. Les photographes pouvaient remballer leur appareil. Quant à descendre dans le lit du ruisseau pour admirer la voûte de l'arche centrale, il ne fallait même pas y compter.

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Mais de bonne fées sont depuis passée par là, et d'un coup de balai ont tout nettoyé. Aujourd'hui, c'est impeccable et, avec le concours d'un rayon de soleil, l'endroit est idyllique.

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Si l'on est courageux, bien chaussé et couvert d'un blouson de chasseur, cela vaut le coup de s'aventurer à remonter le lit de galets du ruisseau, par temps sec bien sur. Vous découvrirez les gorges à travers lesquelles déboule à l'occasion le torrent en furie qui a nécessité la construction d'un pont aux arches aussi épaisses, et pourvus d'avant bec.

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Le décor environnant est plus que beau, il est impressionnant. Le gouffre d’où jaillit l’eau après des fortes pluies se trouve à environ 300 m du pont. Un grand trou à 10 m de hauteur dans la falaise rocheuse, à droite.

Après le pont, on retrouve l'aqueduc dans une partie semblable à un tunnel, mais qui est en fait une tranchée ouverte et recouverte d’un remblai. On notera les claveaux grossièrement équarris. Là aussi, des travaux ont été faits. Après un nettoyage de la canalisation, une grille a été apposée devant l'entrée, ce qui en interdit dorénavant l'accès, mais pas le regard.

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Pour ceux qui ne savent pas où se trouve le pont de Bornègre, vous trouverez toutes les infos sur mon site : www.ils.fr/candi/pdg/argilliers.htm

09.05.2008

Le Pont du Gard 11

Pour le fun, voici un dernier acrostiche de la poétesse locale, Marie-Louise CROS :

L'écrin d'émeraude où se love ce bijou ciselé
Emprisonne un Eden de trois rangées d'arches dorées

Posé à jamais sur un Gardon animé
Oasis silencieux, il conserve bien des secrets
Nourri par son passé, c'est une curiosité
Témoin muet d'extraordinaires destinées

Décoiffé souvent par un mistral glacé
Un chêne vert résiste dans un jeu d'ombres endiablées

Grandiose observatoire à la beauté innée
Aqueduc où les oiseaux jouent à d'épiques envolées
Rien ne semble déranger sa voluptueuse pérennité
Dandy ou diablotin, il est notre fierté

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07.05.2008

Le Pont du Gard 10

A la demande générale, voici un troisième acrostiche de Marie-Louise CROS :

Là-haut, troisième étage, c'était géant
En équilibre, nous sautions comme des cabris

Près pour un marathon important
On bravait ce bon vieux pont tel un défi
Nous plongions ainsi du haut de la grande arche
Tout était permis, c'était le bon temps

Du premier étage au sommet, quelques marches
Un gage de notre acharnement à être le gagnant

Grosse frayeur ou franche rigolade
Au Pont du Gard, quels souvenirs
Rivaliser avec l'ancien, quelle pantalonnade
Déjantées les années soixante, mais quel plaisir

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06.05.2008

Le Pont du Gard 9

Voici, un deuxième acrostiche, issu de l’imagination fertile de Marie-Louise CROS :

Là-haut, la lune inonde de sa clarté
En un clin d'œil ce grand ordonnateur d'espace

Pour nous offrir un triple rang d'arcades ombrées
Ourlé en dentelles de pierres cocasses
Noblement gravé en détails délicats et mystérieux
Tailleurs ou anonymes empreintes éternelles

Délicieuse architecture surgissant tel un Dieu
Unissant la beauté à la créativité sempiternelle

Gageure au spectacle prodigieux
Attisant toujours une curiosité inassouvie
Racines ancrées dans un Gardon parfois impétueux
Diabolique ou œuvre d'un génie

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05.05.2008

Le Pont du Gard 8

Après les images, les textes littéraires et les poèmes provençaux, je vous propose une nouveauté inédite : les acrostiches du Pont du Gard.
Ces acrostiches sont dus au talent créatif de Marie-Louise CROS.

Acrostiche n° 1

Le Diable emplâtra le lièvre
Et ainsi la légende naquit

Pureté d'un échafaudage de pierres
Où un soleil complice caresse les arches endormies
Noblesse d'un ouvrage majestueux
Trois étages s'érigent fiers

Dominant un Gardon sage ou tumultueux
Un damier de voûtes dans un écrin de lumière

Grandeur colossale foulée depuis deux millénaires
Aqueduc ou voie royale vers la liberté
Rien ne semble troubler la quiétude de ce géant solitaire
Diadème de pierres précieuses pour l'éternité

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02.05.2008

Le Pont du Gard 7

Un autre « docteur » du Félébrige, Théodore Aubanel, avec son compère, Paul Arène, ont composé, au pied du Pont du Gard, une chanson intitulée : Lou Pont doù Gard. Le texte étant en provençal, j’emprunte la traduction de la page 51 de l’ouvrage de Claude Larnac et François Garrigues « L’aqueduc du Pont du Gard » :

« De ciel bleu à plein sa barre
Droit sur l'étroit du Gardon
Le port-haut, le solitaire,
Le vieux pont à l'abandon

Sur son front menaçant en ruine
Te mènerai par la main
De soleils suivis de lunes
Tant à vus le pont Romain !

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Appuie-toi sur mon épaule,
Va ! Ces braves d'avoir peur !
Là-bas l'eau verte rigole
De rossignols chante un cœur.

Va tout doux, mon bras t'entoure
Donne un baiser, qui nous voit ?
Au couchant sur la hauteur
On est petits, mais les rois !

Dessous les arcades bises
Souffle la bise au vallon :
Laisse-moi, fou comme bise,
Ebouriffée tes cheveux blonds.

Sur le chemin de Saint-Jacques
D'astres frissonne un fouillis ;
Qu'une étoile se détache,
J'irais, moi, te l'accueillir.

Le vieux porte-haut,
O ma belle,
Semble aux gens encor bien haut :
Veux-tu un bouquet d'étoiles,
Nous y mettrons quelque arceau. »

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30.04.2008

Le Pont du Gard 6

Plus récemment, c’est Frédéric Mistral, le poète provençal, qui non content de nous livrer ses impressions sur le prestigieux monument va, à partir d’une petite sculpture située en haut d’un pilier du deuxième étage, côté aval, sculpture assez mal définie, qu’il voit comme un lièvre, et qui représente en fait un priape (Priape : fils de Dyonisos et d’Aphrodite, il est symboliquement représenté par un phallus), imagine une légende « Le lièvre du Pont du Gard » publiée dans l’Almanach Provençal, an 1876 :

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« Le Pont du Gard, avec son triple rang d'arcades qui le chevauchent là-haut, les unes sur les autres, est un des plus beaux ouvrages qu'il ait au monde. Et pourtant, on dit que le diable le bâtit en une seule nuit.
Voici l'histoire :
Il y a... qui c'est combien de temps... la rivière de Gardon, qui est une des plus traîtres et rapides qu'il ait, ne se passait qu'à gué. Les riverains décidèrent un jour d'y bâtir un pont. Mais, le maître-maçon qui s'était chargé de l'entreprise n'en pouvait point venir à bout. Aussitôt qu'il avait posé ses arcades sur le fleuve, venez une gardonnade, et patatras ! ... le pont était par terre. Un soir, sur tous les autres, que morne et tout seul, il regardait de la rive son travail effondré par la rage du Gardon, il cria désespéré :
- Cela fait trois fois que je recommence, maudite soit ma vie ! Il y aurait de quoi se donner au diable !
Et aussitôt pan ! Le diable en sa présence parut...
- Si tu veux, lui dit Satan, moi je te bâtirai ton pont, et je te réponds que, tant que le monde sera monde, jamais Gardon ne l'emportera...
- Je veux bien, dit le maçon. Et combien me feras-tu payer ?
- Oh ! peu de chose : le premier qui passera sur le pont sera pour moi.
- Soit, dit l'homme.
Et le diable tout aussitôt, à griffes et à cornes, arracha à la montagne des blocs de roche prodigieux et bâtit un colosse de pont comme on n’en avait jamais vu.
Cependant, le maçon était allé chez sa femme pour lui conter le pacte qu'il avait fait avec Satanas.
- Le Pont, dit-il, sera fini à la prime aube. Mais ce n'est pas tout, il faut qu'un pauvre malheureux se damne pour les autres... qui voudra être celui-là ?
- Eh ! Badeau, lui vint sa femme, tout à l'heure une chienne à chasser un levraut tout vivant. Prend ce levraut et, demain à pointe d'aube, lâche-le sur le pont.
- Tu as raison, répliqua l'homme.
Et il prend le levraut, retourne à l'endroit où le diable venait de bâtir son œuvre, et, comme l'angélus oscillait pour sonner, il lance la bête sur le pont. Le diable, qui était à l'affût à l'autre bout, reçoit vivement le lièvre dans son sac... mais en voyant que c'était un lièvre, il le saisit avec fureur et l'emplâtra contre le pont ; et comme l'angélus sonnait à ce moment, le mauvais esprit, en jetant mille imprécations, s'engloutit au fond du gouffre.
Le lièvre, depuis, se voit encore contre le pont.

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Et voilà pourquoi l'on dit que les femmes ont trompé le diable. »

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