19.09.2008

Via Domitia8

On a vu hier qu’un milliaire de Claude et provenant d’Uchaud, était visible à Bernis dans la rue St-Léonard. Ce milliaire portait le chiffre huit, indiquant par là le huitième mille au départ de Nîmes. C’est d’ailleurs de là que la ville d’Uchaud tire son nom - huit, octavos, Uchaud – car la ville est née d’un poste romain installé justement à hauteur du milliaire.

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Un deuxième milliaire, provenant celle là d’Antonin, 130 après J.-C., et portant également le chiffre VIII, est encore en place dans le village, qu’on rejoint directement en passant le pont qui domine la nouvelle N113. Il suffit d’aller tout droit car, hormis le pont, on longe la voie romaine.

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Un petit aménagement à été fait sur le trottoir de la rue pour mettre en valeur ce rappel de l’histoire.

18.09.2008

Via Domitia7

On poursuit maintenant sa route et, traversant Langlade, on retrouve la N113, que l’on traverse pour suivre, en face, la CD14, l’ancienne voie domitienne, qui conduit à Bernis.

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En face le cimetière, dans un petit parc, à l’entrée du village, on peut voir une jolie borne, datée de Claude, 41 après J.-C .

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Quelques centaines de mètres plus loin sur la même route, à l’intérieur de l’église St-André, dont on notera le portail roman du XIIe siècle, on peut voir un pilier formé d’une superposition de plusieurs milliaires, dont le dernier, celui du haut, porte un cartouche à demi encastré dans le mur.

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Mais l’inscription est bien visible.

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50 m plus loin, sur une place, à l’embranchement de la rue st-Léonard, se trouve, fixé sur une dalle, deux morceaux de bornes, de l’époque de Claude, et qui provienne d’Uchaud, le village voisin.

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17.09.2008

Via Domitia6

Et maintenant, retour aux bornes milliaires…

Si on suit l’ancienne Via Domitia entre Nîmes et Montpellier, on peut voir, de ci delà, un certain nombre de milliaires, vrai ou fausses, mais rarement sur leur lieu d’origine.

Le premier est visible devant la mairie de Caveirac, sur le trottoir de l’ancienne place du château du XVII, surnommé « le petit Versailles » (118 pièces et 365 fenêtres, le tout accompagné d’un parc de 40 ha).

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Comme l’indique la plaquette informative fixée sur la borne, celle-ci provient de l’époque d’Auguste, au tout début de notre ère.

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A ses cotés, on peut voir une autre pierre romaine qui aurait été encore plus intéressante que le milliaire si le centre d’intérêt n’avait pas disparu avec le temps.

En effet, d’après Gérard Trauchessec, responsable section Histoire & Patrimoine à Caveirac, sur la face avant de cette stèle était représenté un taurobole, indiquant par là un culte à Mithra (pour en voir une belle représentation gravé sur un rocher, il faut aller à Bourg-St-Andéol). Gérard Trauchessec nous apprend aussi que cet objet se trouvait enchâssé dans le bas d'un mur de l'église St Adrien et que Montherlant a par ailleurs écrit ceci : «Dans la façade de l’église de Caveirac, un autel taurobolique rappelle un taurobole donné à Nîmes, au IIIe siècle, en l’honneur de l’empereur ». L'inscription en latin gravée sur une face dit qu'il s'agit d'un double sacrifice en l'honneur de la mère des dieux (Cybèle); pour le salut de l'Empereur Philippe et de sa femme Otacilie; pour le salut du collège des prêtres de Cybèle à Rome et pour le maintien de la colonie de Nîmes et de la province de la Narbonnaise. L'inscription mentionne les noms des officiants et de l'année du Consulat (an 245).

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15.07.2008

Via Domitia5

Le dernier groupe de bornes se trouve à Beaucaire même. Comme il est impossible maintenant de poursuivre le long de l’ancienne voie romaine car elle est coupée un peu plus loin par les carrières, il faut faire demi tour et prendre à droite au premier carrefour à 4 voies, à 200 m de là puis rejoindre la nationale qui permettra de prendre la direction de Beaucaire.

Au rond point de la route d’Arles, continuez tout droit vers le centre ville puis, un kilomètres plus loin, tournez à droite au panneau indiquant le cimetière.

500 m plus loin, et après trois virages, on aperçoit les colonnes sur la droite et dans un petit bosquet ombragé.

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C’est un groupe de deux bornes milliaires cylindriques dédiés à l’empereur Claude. La dédicace est encore bien visible sur une des deux colonnes.

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Si on trouve ces groupes de bornes, c’est parce que chaque fois que la voie ou un tronçon de voie était réhabilité – ce qui coutait cher – de nouvelles bornes indiquaient le nom du souverain à l’origine des travaux qui avaient été entrepris. Cette succession de colonnes est caractéristique de la Narbonnaise. En effet, en Espagne, on se contentait de rajouter la nouvelle dédicace sur la colonne existante.

11.07.2008

Via Domitia4

Poursuivant toujours sur un kilomètre, nous atteignons le hameau qui porte le jolie nom « d’enclos d’argent ». A l’endroit où il n’est plus possible de continuer tout droit, il faut emprunter le chemin qui arrive par la gauche, puis suivre à droite à 30 mètres et continuer tout droit sur cinq cent mètres.

On atteint alors le groupe de trois bornes milliaires appelées « colonnes de César ».

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L’une d’entre elles porte encore sa dédicace, difficilement lisible.

Cet ensemble de quatre bornes – mais dont une est réduite maintenant à sa base- disposées cote à cote à leurs emplacements d’origine, est quasiment unique. Il y a là un milliaire d’Auguste (3 à 1 avant J.-C.), un milliaire de Tibère (31-32 après J.-C.) et un milliaire d’Antonin le Pieux (141 après J.-C.)

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09.07.2008

Via Domitia2

Empruntons donc ce chemin de terre qui matérialise encore la voie romaine.

Environ un kilomètre plus loin, sur la gauche (on ne peut pas louper les bornes car elles sont toutes sur la gauche et au bord de la route), à cinq mètres de la route, apparait dans un renfoncement, la première borne milliaire, qui marquait le neuvième mille romain.

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Celle borne porte le joli nom de « peire di novi », la pierre des fiancés.

La plupart de bornes milliaire étaient cylindriques mais, celles posée sous le règne de l’empereur Tibère était de section parallélépipédique. C’est le cas de celle-ci.

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